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TRIBUNA NOASTRA |
Gérald Tremblay, un maire préoccupé des communautés culturelles
« Nous avons travaillé ensemble pour la Place de la Roumanie »
Ana-Maria Surugiu, Petroniu Muscalenco
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CARTE DE VISITE
Premier
maire de la nouvelle ville de Montréal, Gérald Tremblay possède une
expérience exceptionnelle en gestion des affaires, tant publiques que
privées. Dès son arrivée à l'hôtel de Ville, en 2001, il manifeste son
leadership en réunissant tous les partenaires du développement de Montréal
pour assurer l'avenir de la métropole. Son objectif est de bâtir une ville
centrée sur les besoins de la population, où la valorisation du capital
humain est à la source du dynamisme collectif, où le progrès s'appuie sur
des valeurs humanistes. |
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Gérald Tremblay : En fait, j’entreprends mon second mandat comme maire de Montréal et j’entends profiter de cette confiance que m’a renouvelée la population pour bâtir le nouveau Montréal. Au cours des quatre dernières années, nous avons remporté d’importantes victoires pour Montréal et établi des bases solides pour bien administrer la Ville et son développement. Après avoir malheureusement consacré beaucoup de nos énergies au débat sur les défusions au cours de notre premier mandat, celui-ci est maintenant derrière nous et nous pouvons donc désormais regarder vers l’avant et concentrer tous nos efforts à réussir la nouvelle Ville de Montréal. A.M.S. et P.M. : Quels sont les principaux objectifs du nouveau maire du Montréal, Gérald Tremblay? G.T. : Nous avons pris des engagements importants au cours de la dernière campagne électorale et nous les réaliserons. Il s’agit d’engagements concrets pour améliorer la qualité de vie de tous les Montréalais et Montréalaises. Ainsi, nous entendons régler le problème chronique des nids-de-poule grâce à des investissements substantiels dans la voirie. Nous nous attaquerons aussi à un autre problème : la propreté. Beaucoup de gens qui nous visitent nous félicitent pour la beauté de Montréal, ses attraits et sa qualité de vie mais on constate, en même temps, qu’elle n’est pas très propre. C’est pourquoi des brigades de la propreté seront mises sur pied. A.M.S. et P.M. : Entre deux maires, un en fonction et l’autre qui voulez regagner le fauteuil de maire, après ses deux mandats précédents, les citoyens et citoyennes du Montréal ont vous réélus. D’après vous, quels ont été vos principaux atouts dans cette course électorale? G.T. : Je crois que les citoyennes et les citoyens ont reconnu la qualité de notre administration au cours des quatre dernières années. Ils ont sans doute jugé que nous formions l’équipe la plus crédible pour poursuivre le développement de Montréal et offrir des services de qualité à la population. Les engagements que nous avons pris sont réalistes et réalisables. Les citoyens pourront d’ailleurs en voir des résultats concrets des l’année qui vient. A.M.S. et P.M. : Si vous nous permettez je veux vous donner un petit fragment de votre déclaration postélectorale, qui se réfère à votre contra candidat, Pierre Bourque : « Je compte sur lui et son équipe pour faire prospérer notre métropole ». Est-ce que vous vous maintenez cette déclaration? Détaillez-vous un peu cette déclaration!
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G. T. : Oui, je la maintiens, car je crois que toute personne élue est investie du même mandat par la population qu’elle représente : celui de travailler de façon constructive à améliorer la qualité de vie des citoyennes et des citoyens en répondant à leurs attentes légitimes, tout en contribuant à l’essor de notre métropole.
A.M.S. et P.M. : Du 27 novembre au 9 décembre 2005, notre ville a accueilli avec fierté et conviction, la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques : Montréal 2005. Qu’est-ce qu’a signifié pour le Canada en général et pour la ville de Montréal en spécial cette conférence et ses résultats ?
G.T. : Je
crois que les rencontres que nous avons eues dans le cadre du 4ème
Sommet des leaders municipaux sur les changements climatiques nous ont permis
d’affirmer haut et fort, devant la communauté internationale, la volonté des
villes et des agglomérations urbaines d’être considérées comme de véritables
partenaires des gouvernements dans la lutte contre les gaz à effet de serre.
Les maires provenant de partout dans le monde avons pu convenir d’une
déclaration commune sur l’urgence d’agir et sur le rôle actif que les villes
entendent jouer en matière d’aménagement urbain, de transport, d’efficacité
énergétique, d’espaces verts en milieu urbain et d’éducation sur les gaz à effet
de serre. Nous devons établir des cibles et élaborer et réaliser des plans basés
sur des objectifs mesurables, en prenant un engagement envers nos populations,
nos partenaires gouvernementaux, les organismes internationaux et envers
nous-mêmes.
A.M.S. et P.M. : Dans le cadre de cette conférence, vous avez dit que vous êtes inspiré par le modèle de la vile de Seattle. Pourquoi?
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G.T.: J’ai mentionné l’exemple de Seattle mais je pourrais l’étendre à bien d’autres villes. En fait, ce qu’il convient de retenir, c’est que les villes du monde devraient partager leurs meilleures expériences et pratiques en matière de réduction des gaz à effet de serre. Bien sûr, on ne peut tout exporter ou importer, puisque les villes ont chacune des réalités fort différentes. Je crois néanmoins que dans l’ensemble, le partage des différentes expertises contribuera à rendre les villes plus performantes dans la lutte aux gaz à effet de serre. A.M.S. et P.M. : Plusieurs citoyens ont protesté contre le déménagement du Casino de Montréal de l’Île Sainte Hélène au Point Saint Charles. Est-ce qu’il y a un danger pour cette zone? G.T. : Nous comprenons que des citoyens et organismes entretiennent des préoccupations tout à fait légitimes à ce sujet. C’est pourquoi nous analyserons ce projet très sérieusement avec les élus de l’arrondissement du Sud-Ouest et les groupes de citoyens concernés. Il faut comprendre cependant que ce projet comporte un fort potentiel de développement économique et de revitalisation urbaine pour ce quartier qui a été quelque peu laissé à l’abandon par le passé. Le gouvernement du Québec fait aussi sa propre évaluation. Entre-temps, nous avons constitué un groupe de travail formé de représentants de la Ville et de l’arrondissement pour être associés à toutes les étapes de la démarche. A.M.S. et P.M. : Dans ce moment il y a plusieurs citoyens de la ville qui veulent quitter l’Île de Montréal pour d’autres endroits. Les plus fréquentes raisons sont les suivantes : l’état de dégradation des autoroutes et des grands boulevards, l’agglomération urbaine, le niveau élevé du loyer, l’insécurité et pourquoi pas la pollution. Qu’est-ce que vous pensez de leurs intentions et comment pouvez-vous les contrecarrer? G.T. : Je crois que Montréal est une métropole qui se distingue par sa qualité de vie et la diversité culturelle des citoyens qui l’habitent et y travaillent. Il demeure néanmoins important de nous assurer, comme administration, que nous faisons les efforts nécessaires pour que Montréal se maintienne comme ville de résidence de choix, autant pour les citoyens actuels que pour ceux et celles qui songeraient à s’y établir. Comme je le mentionnais précédemment, notre équipe a pris des engagements concrets pour améliorer la qualité de vie de la population, précisément en matière de voirie, de propreté, de sécurité publique et de logement social et abordable, pour ne nommer que ceux-là. A.M.S. et P.M. : Le slogan électoral de l’Union des citoyens et des citoyennes de l’Île de Montréal, donc de votre équipe de compagne électorale a été « Go Montréal ». Même si ce slogan a été contesté par l’Office québécois de la langue française, moi j’ai l’interprété comme une preuve du multiculturalisme de notre ville. Pour rester dans cette note, je veux vous demander de dévoiler vos plans (politiques, économiques, sociales et financières) concernant les communautés culturelles du Montréal en général, et la communauté roumaine en mode spéciale. Est-ce que vous avez prévu d’allouer un certain budget aux communautés? G.T. : Nous avons à cœur d’aider les communautés culturelles, notamment au niveau de l’emploi. Il est important pour nous que les gens qui travaillent pour la Ville de Montréal reflètent la grande diversité culturelle qui anime notre métropole. Au cours des quatre dernières années, le pourcentage des employés municipaux faisant partie des communautés culturelles est passé de 8 à 12%. Nous avons l’intention de continuer à augmenter cette proportion, notamment en améliorant la politique d’accès à l’égalité en emploi au sein de la fonction publique. En ce qui concerne plus particulièrement la communauté roumaine, je suis heureux de vous rappeler que nous avons travaillé étroitement avec votre communauté pour aménager la Place de la Roumanie à Montréal. Marcel Tremblay, qui est maintenant membre du comité exécutif, continuera d’être responsable des relations interculturelles. Il pourra, avec son équipe, continuer d’aider les membres de la communauté roumaine dans la mise sur pied de futurs projets. A.M.S. et P.M. : Parce que nous sommes à la veille de Noël nous voulons de vous souhaiter la bonne chance dans votre mandate et plusieurs réalisations dans les prochains quatre ans. Est-ce que vous voulez souhaiter quelques choses au notre journal et à la communauté roumaine du Montréal? G.T. : Merci pour ces encouragements et je profite à mon tour de l’occasion pour vous souhaiter de très joyeuses fêtes, à vous et à l’ensemble de la communauté roumaine. |