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TRIBUNA NOASTRA |
Hommage à une grande gymnaste
Entrevue avec M. Réjean Tremblay
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Réjean Tremblay est un journaliste de la télévision et de la presse écrite, professeur de latin et de grecque (1965-1974), chroniqueur sportif chez La Presse depuis 1974, éditorialiste à la radio 98,5 FM et CKRS. Il a couvert plu-sieurs grands événements, notamment plusieurs éditions des Jeux Olympiques de Montréal, Lake Placid, Moscou, Sarajevo, Los Angeles, Calgary, Albertville, Nagano et la Formule 1. Réjean Tremblay est l'auteur du livre Nadia apparu cet été à Montréal dans la Collection "Passion". Ana Maria Surugiu: Vous êtes l'auteur du livre Nadia qui décrit une partie de la vie de la championne roumaine Nadia Comaneci. Comment avez-vous décidé de l'écrire? Réjean Tremblay: Monsieur André Provencher m'a approché en novembre 2005 pour écrire un livre sur Nadia à l’occasion de la trentième anniversaire des Jeux Olympiques de Montréal de 1976, où pour la première fois a été accordée la note 10 en gymnastique. Je n'ai pas eu du temps à ce moment, mais en mars 2006 j'étais contacté de nouveau au sujet de la gymnaste Nadia Comaneci. Entre temps, les Éditions Passion ont publié la vie de Maurice Richard et j’ai compris que ce n'est pas question d’une biographie. C’est de raconter des grands épisodes de la vie d’une personne par quelqu’un qui a été impliqué un peu dans les événements et qui s’est passionné pour cette personne-là. Alors, j’ai répondu oui pour écrire un livre sur Nadia, parce que j’ai été témoin des 3 grands moments de sa vie: en 1976 aux Jeux Olympiques de Montréal, en 1980 aux Jeux Olympiques de Moscou, quand Nadia a subi une agression morale et en 1990 j'était le premier journaliste à la rencontrer lors de son arrivée à Montréal. J'ai fini le livre à Las Végas, en rencontrant Céline Dion, parce que je savais que l'idole de Céline c'était Nadia Comaneci. Après le spectacle de César Palace, je suis allé dans la loge de Céline Dion pour prendre une entrevue pour le journal La Presse. Après l'entrevue, Céline m'a demandé si je voulais qu’elle me parle de Nadia et j'ai répondu oui. Elle m'a dit:"S'il y a une femme qui a failli bouleverser toute ma vie, c'est Nadia Comaneci". Elle m'a raconté que Céline avait 8 ans quand Nadia a eu le premier 10. Comme un 10 ça veut dire être parfaite, alors j'ai failli aller en gymnastique, disait Céline Dion, en se souvenant de ce moment. Aux Jeux d’Atlanta où Céline a interprété l'hymne des Jeux Olympiques, moi et Nadia nous avons fait une surprise à Céline: on lui a donné une petite montre en plastique avec l'effigie des jeux, d’un prix de 5 dollars. Céline l'a mise juste à côté d'un Rolex en diamants et elle considère que la montre la plus précieuse n’est pas celle avec des diamants. AMS: J'espère que maintenant Céline et Nadia sont des grandes amies ! RT: Je sais qu'elles se sont rencontrées, se sont parlées et que Céline a pleuré à cette occasion. AMS: Est-ce que ce livre sur Nadia vous l'aviez structuré en 3 chapitres pour faciliter la lecture, pour donner plus d'informations sur la vie de Nadia? RT: Je n’avais pas beaucoup d'informations sur la vie de Nadia; il n'y a pas une vraie biographie de sa vie jusqu'à maintenant. J'ai choisi d'en parler des années charnières 1976 à Montréal, 1980 à Moscou et 1990 à Montréal, quand j'ai pu être témoigne des événements. Je peux dire que son baptême de l’Amérique, c'est à Montréal qu'elle l’a vécu et bien vécu. Et j’ai fini le livre par les propos de Céline Dion sur Nadia Comaneci parce que je trouvais que c'est le témoignage de la plus grande chanteuse au monde envers la plus grande gymnaste au monde. AMS: Vous avez connu Constantin Panait et Alexandru Stefu à Montréal? RT: J'ai très bien connu Alexandru Stefu.C'est lui qui m'a téléphoné pour m'annoncer de l'arrivée de Nadia à Montréal en 1990 et c'est lui qui l'avait amenée à La Presse un soir pour une entrevue.C'est la première entrevue dont je parle dans le livre, occasion ou je me suis rendu compte que Nadia est une personnalité mondiale.L’article apparut en première page de La Presse. Dans les 3 jours qu’ont suivi, La Presse et moi-même nous avons reçu des appels de :Yougoslavie, Russie, Nouvelle-Zélande,Angleterre, France et il a été repris par les agences de presse UPA, AP, etc. C'était hallucinant! J'ai reçu des appels de partout; tous voulaient savoir quand et comment rejoindre Nadia Comaneci. Or, j’avais oublié à demander à Alexandru si je peux donner son numéro pour des renseignements. AMS: Vous dites dans le livre que la naissance et la renaissance de Nadia c’est à Montréal que se sont passées. SVP, expliquez nous pourquoi. RT: La naissance de la grande vedette Nadia s'est passée à Montréal en 1976; elle avait 14 ans. Les émissions des États-Unis ont repris les images de l'Olympiade de Montréal, les américains ont composé une chanson et Nadia est devenue une star mondiale. En 1989-1990 quand elle a pris la fuite de la Roumanie, Nadia s'est arrêtée aux États-Unis. Là-bas, tout s'est passé croche à cause de la mauvaise approche de Constantin Panait pour lancer Nadia. Elle avait été salie au États-Unis. Par après, Nadia s'est réfugiée à Montréal chez Alexandru Stefu et Martin, des bonnes personnes où elle s'est retrouvée dans un climat de confiance et elle a pu retrouver sa vérité à elle. Malheureusement, Alexandru Stefu est mort dans un accident. AMS: Pourquoi on disait que le livre Nadia est une oeuvre exclusive et d'une duré limitée? RT: Je pense que les éditeurs ont parlé d'une exclusivité sur les sites de La Presse. Maintenant on peut acheter le livre dans les librairies. AMS: Combien d’exemplaires on été édités? RT: Aucune idée. Je ne suis pas un bon négociateur. J’ai écrit le livre pour mon plaisir. Je n’ai pas demandé d’avance aucun sou noir. Je voulais simplement rendre hommage à Nadia, revivre la magie des Jeux Olympiques de 1976 avec la reine des jeux, Nadia Comaneci. J’ai connu beaucoup de Roumains: le boxeur Leonard Doroftei Dorin, des journalistes, des joueurs de tennis, mais pour moi Nadia est la plus grande. Je suis très heureux de savoir qu’elle a un fils, une entreprise, la reconnaissance de son pays mille fois méritée, même que je ne sais pas si elle se souvient de moi. AMS: Est ce que vous l’avez vu récemment? RT: Je l’ai rencontré pour la dernière fois en 1990-1991. AMS: J’espère que vous allez la rencontrer de nouveau cet automne. Pensez-vous faire un lancement du livre Nadia dans la communauté roumaine? RT: Si l’éditeur le veut, moi je serais d'accord. Dans ce cas-là je vous contacterais.
AMS: Merci pour votre gentillesse de nous donner cette entrevue le jour de votre anniversaire, le 24 août 2006. La rédaction du journal Tribuna Noastra vous souhaite une BONNE ANNIVERSAIRE! |
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