FONDATION
ROUMAINE DE MONTREAL
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Dans la première étape, la plupart des émigrants roumains se sont établis à Saskatchewan. En 1902, la première église orthodoxe roumaine a été construite à Regina. C’est toujours à Saskatchewan qu’a été créé en 1922 le « Club Culturel Mihai Eminescu ». Un groupe d’immigrés originaires de Bucovine s’est établi dans la province d’ Alberta, à environ 6 kilomètres à l’est de la ville de Willington, non loin de la rivière Peaceriver, et, en souvenir de leur village d’origine, ils ont nommé l’endroit Boian. Aujourd’hui, dans le Boian canadien il y a plus de 100 familles d’origine roumaine. Beaucoup de Roumains originaires de Bucovine et de Transylvanie se sont installés à Hamilton, Toronto, Windsor et Ottawa, sans pourtant s’identifier comme des Roumains. Vers les années 1900, presque cents Roumains se sont installés à Montréal, à l’est du boulevard St. Laurent et à l’ouest de la rue Iberville. La première église orthodoxe roumaine, ayant la fête patronale de la « Sainte Trinité » a été édifiée en bois à Montréal (Point aux Trembles) en 1903. Comme l’église était située trop loin du centre de la communauté roumaine, on a décidé la construction d’une nouvelle église - au carrefour des rues Chapleau et Rachel. La construction en pierre et en briques a commencé en 1914 et elle a été finie en 1918. L’église a été nommée « Sainte Marie de l’Annonciation ». Tout près de la nouvelle église, les Roumains ont construit aussi, sur la rue Iberville, la Maison roumaine. Après l’Intégration de la Roumanie en 1918, l’immigration roumaine au Canada connaît une période de déclin, sans s’interrompre pour autant. En 1911, les statistiques canadiennes distinguaient un nombre de 15.000 immigrants roumains mais au recensement fédéral de 1941, 25.000 de personnes seulement se sont déclarées comme étant d’origine roumaine. Dès l’année 1948, une autre vague de Roumains s’établit au Canada : celle des réfugiés. Les nouveaux arrivés ont trouvé une communauté de Roumains bien placée, en grande partie d’origine rurale et dont les activités se déroulaient seulement autour des églises. La nouvelle vague d’immigrants – revendiquant un statut de réfugiés politiques – n’avait, à l’exception de l’origine, presque rien en commun avec l’ancienne immigration. Parmi les immigrants de la nouvelle vague il y avait assez de gens instruits, qui, normalement, avaient besoin d’une reconnaissance officielle et d’une vie culturelle roumaine au Canada, capable de leur donner, dans le domaine de la religion ainsi que du point de vue laïque, une identité ethnique et culturelle. C’est comme ça qu’en 1952 est apparue à Montréal “L’Association des Roumains du Canada“ (ARC); en 1972. L’église “L’Annonciation“ a inauguré une nouvelle location et en 1981 elle a fondé un Centre culturel. C’est toujours à Montréal, centre actif de l’immigration roumaine, que l’église «Saint Jean Baptiste» et «La Fédération des Associations roumaines du Canada sont apparues en 1974. En 1956, est apparue à Hamilton “L’Association culturelle roumaine”, qui publiait le journal Cuvantul Romanesc. En dehors des églises et des organismes mentionnés, plusieurs formations (dont l’existence a été éphémère) sont apparues aussi. Après les années 1990, l’immigration économique de la Roumanie au Canada a pris des proportions sans précédent dans l’histoire moderne du peuple roumain. Rien que dans la Province du Québec deux à trois mille spécialistes de divers domaines arrivent chaque année. Quelques milliers s’établissent dans les autres provinces du Canada aussi, en Ontario surtout. L’implication sociale des deux dernières décennies m’a fait comprendre que, dans le contexte de la fédération canadienne, ou chaque province est un État dans l’État, fonctionnant en partie d’après des lois propres, les distances énormes entre les grands centres urbaines font que la plupart des organismes ethniques pancanadiens ne soient pas, en grande partie, viables. Il s’agit aussi des organismes roumains, qui, sans les moyens matériels, de communication et de cohésion dans notre émigration, à laquelle s’ajoute aussi la politique incohérente de la Roumanie avec l’émigration, des organismes prétendus canadiens deviennent, dans le meilleur des cas, des organismes locaux. Tenant compte de ces facteurs, je considère que, maintenant, ceux qui désirent apporter une contribution sur le plan social à l’émigration roumaine du Canada, peuvent contribuer à la création d’un organisme dont le nom s’identifie d’une manière réaliste avec la zone où ils déploient leur activité. Dans ce contexte en 1998 on a mis les bases de la Fondation Roumaine de Montréal, organisation non gouvernementale, sans but lucratif, qui se propose de déployer principalement des activités caritatives. Les principaux objectifs de la Fondation sont : - de contribuer (avec les organisations existantes) à l’intégration des nouveaux arrivés (d’origine roumaine) dans la société locale, en leur accordant des facilités par le biais des personnes qualifiées (conseils en immigration, orientation socioprofessionnelle, lieux de travail, références sur des cours de langue française ou anglaise, informations utiles, traductions et légalisations de documents etc.), facilités en vue d'obtenir un logement pour les Roumains qui ont obtenu le visa canadien; - de promouvoir la culture et les réalisations roumaines dans le contexte du multiculturalisme de Montréal; - de contribuer à aider les enfants défavorisés des diverses institutions de bienfaisance de la Roumanie. Le journal « Tribuna Noastra » que j’ai fondé en 1998, est édité aujourd’hui par la Fondation, en promouvant ses actions. La Fondation roumaine de Montréal comprend aussi « L’école de langue et culture roumaine-Mihai Eminescu » et « La fondation pour l’aide des enfants défavorisés de la Roumanie » La Fondation déploie son activité avec l’aide des membres bénévoles et grâce au soutien matériel des organismes locaux pour certaines de ses activités. Basile Gliga, président |